La Vie De Bediuzzaman Said Nursi

ustadL’epoque de Said Nursi vit de grands changements se produire dans le monde. Avec la premiere guerre mondiale, Said Nursi a vu et vécu la decadence et le demantelement de l’Empire Ottoman, et il fut témoin de la revolution bolchévique. Il fut egalement témoin de la fondation de la republique turque et proposa quelques idées et principes sur lesquels la republique devrait reposer. Il assista a la seconde guerre mondiale et a l’instauration du multipartisme en Turquie dans les années qui suivirent.

Dans la vie politique, il fait reposer la monarchie constitutionnelle sur ces fondements :

1. L’union des cœurs,

2. L’amour supranational ( de l’islam),

3. L’education,

4. L’effort humain,

5. Abandonner le mal

6. S’appuyer sur le Droit,

7. Créer la suprématie de la Loi,

8. Rendre Nation juge

9. Ouverture de l’assemblée nationle,

10. Obéir aux principes de la Chari’a,

11. Assurer la liberté de pensée

Les musulmans a l’heure actuelle, sont frustrés car ils ne peuvent mettre en application leur croyance et leurs ideaux. Le fait de ne pas pouvoir concrétiser l’islam en tant que vue du monde specifique incite certains penseurs a la conciliation avec les doctrines materialiste et revolutionnaire.

Said Nursi proposa des solutions pratiques aux problemes posés par la question de l’institution politique avec le large eventail d’idées qui etaient le sien. Ses idées sur l’univers, la matiere, l’homme et l’Etat obligent l’intellectuel contemporain a travailler dans un cadre pluridisciplinaire.

Said Nursi proposa la mise en place d’une republique religieuse qui rejetterait la pression, les secrets….en se fondant sur l’application du premier modele ( celui des quatres Califes) et sur les sources islamiques de base ( Qur’an et Sunna).

Said Nursi occupe une place a part du fait qu’il met en evidence ces differences dans toutes les institutions de notre époque.Il est l’auteur d’une oeuvre qui comprend plus de 6000 pages.

Sa vie durant, il se fit un ideal de repondre aux probleme de ce siecle sous l’angle de la pensée et de la foi islamique.

Sa particularité est de donner dans chacun de ses œuvres des réponses qui ont pour principale source le Qur’an et les hadiths.

 

SA METHODE DE PENSEE A NOTRE EPOQUESaid Nursi considerait avec etonnement et admiration les créatures dans le ciel et sur la terre.

 

Au printemps, il avait coutume d’effectuer de grandes promenades a la montagne et a la campagne ou il pouvait contempler avec grande joie les arbres, les fleurs et les plantes. Il mettait tout ses sens au service du Tout Puissant afin de déchiffrer le grand livre de l’univers.

Il s’efforcait de comprendre les miracles du Créateur. A ce sujet il déclara :

Pendant qu’un soldat monte la garde, il ne pose pas son fusil, meme si le chef d’Etat major arrive, je lui dirais, “je suis le serviteur et le soldat du Coran” Si quelqu’un m’empeche de l’etre : voici la vérité, je ne m’inclinerai pas.

Il est interessant de connaitre le jugement que portait Said Nursi sur lui-meme et sur ses oeuvres de la collection “Risala-i Nur” ( Un des courant religieux tres actif en Turquie. “Nûr” : lumiere, par reference a l’oeuvre fondamentale du mouvement : “Risala-i Nûr” ou Discours sur la lumiere. Le mouvement Nourdjou qui propose une nouvelle théorisation de la république tout en conservant la continuité culturelle repondait au mysticisme islamique, aux désirs spirituels et a la vue du monde pratique des Turcs. Le Nur ( autre appellation du mouvement Nourdjou) etait en train de donner une reponse a l’aspiration d’un monde nouveau : ainsi l’homme pourrait trouver un sens spirituel a sa vie dans le nourdjouisme).Lorsqu’il voyait les gens donner de l’importance a ce personne, il disait : “ pourquoi le font- ils? Ma personne n’a pas d’importance. La valeur se trouve dans la collection Risala-i Nur qui est tirée du Coran. Je ne suis rien.

Le service qu’accomplissait Said Nursi etait pour Dieu.

Lorsque le maitre demandait a un de ses etudiant de lire un texte de Risala-i Nur, il lui disait : “ C’est ma lecon, je lis cent fois jusqu’a present. Mais je peux dire que je l’entend pour la premiere fois, j’en ai tellement envie et j’en ai besoin.”

Dans la collection Risala-i Nur, il existe un style particulier. Parfois sur un point dont on pourrait croire qu’il ne convient pas au style, il existe une nuance de sens et une sagesse qui fait que tout cela est parfaitement a sa place. Lorsque l’on n’est pas habitué au style de la collection Risala-i Nur, on ne peut pas se rendre compte de la beauté et de toute la grandeur de l’oeuvre.

Un savant Egyptien Abdullah Djawish a ecrit dans la presse egyptienne que Said Nursi Etait le prodige du siecle et que son intelligence etait extraordinnaire. De meme le Shaykh al islam Moustafa Sabri a soutenu la collection, a mis au service du Coran toutes les capacités de son intelligence et de son coeur.

 

SON ENFANCEDurant les années de son enfance, la plupart des gens étaient affiliés a l’ordre de Naqshbandi. Le petit Said demandait toujours la protection de ‘Abd-al Qader Al-Jilânî. Ayant perdu une noix, il dit alors :

 

“Ô Shaykh! Une priere a vous afin que vous me fassiez retrouver ma noix”.

A l’age de neuf ans, on l’envoya au village de Tag, a la madrassa de Mollah Mehmed Emin Effendi mais il n’y est pas rester lontemps. Il se disputa avec un étudiant nommé Mehmed. Les cours d’une semaine qu’il prenait de frere ainé Mollah Abdullah ne lui suffisait pas.

L’intelligent Said apres un an s’en alla au plateau du Shaykh de Hizan. La aussi, il ne put s’entendre avec quatres etudiants…Un jour il se presenta devant le Saint Sayyid Nur Mehmed et lui dit :

“Shaykh Effendi! Dites leur quand ils se battent contre moi de venir deux par deux et non pas les quatre a la fois”.

Sayyid Mehmed Nur lui repondit : “ Tu es mon etudiant, personne ne peut te faire de mal”

Apres cet evenement le jeune Said fut consideré comme “l’etudiant du Shaykh”.

 

LE DEBUT DE SES VERITABLES ETUDESIl recut un enseignement serieux par Shaykh Mehmed Jelali et obtint le diplome d’enseignement : Ijazât.

 

Il refusa de perdre son temps dans la lecture des notes marginales et des explications selon le style de la madrassa : L’etude de vingt ans…il le finit en trois mois.

Son but etait de montrer puis de mettre en place son style de reconstruction dans les madrassa.

A la question de ses maitres : “Lesquelles des branches de la science te conviennent elles?

Sa reponse fut : “Je n’arrive pas a faire la difference entre ces sciences, soit je les connais toutes soit je n’en connait aucune”.

Said Nursi se donna completement a la science et coupa ses relations avec le monde exterieur. Il deposa son CV a Dar al-Hikmat al-islamiyya ( academie de l’islam).

Son diplome obtenu, il alla au bourg de Sirvan, puis de la a la ville de Siirt ou il se rendit a la madrassa du celebre Shaykh Mollah Fethullah.

LE grand Shaykh lui demanda : “ L’annee derniere vous lisiez Suyûti, cette année lisiez vous Mollah Jamî?”

Said dit alors : “ j’ai fini Mollah Jami”

Mollah Fethullah fut etonné car chaque fois qu’il lui demandait s’il avait lu tel livre, il obtenait la meme reponse : “ je l’ai lu”. Il ne comprenait pas comment Said avait pu lire autant de livres en si peu de temps. A cela, il ne trouva rien a dire si ce n’est “ l’année derniere tu etais fou, cette année l’es tu aussi?”

 

ustadUNE MEMOİRE EXCEPTİONNELLESaid nursi inscrivit a la fin du livre qu’il avait appris par coeur ( Jama’al Jawami’) : J’ai appris par coeur en une semaine.

 

C’est un livre de fiqh dont l’auteur est l’imam Subki, un des savants Shafi’i. L’original de ce livre de 362 pages se trouve dans un village sur le val de la montagne Basit de la ville de Van.

Said ajouta : “ si vous voulez vous pouvez me questionner sur les livres que je vous ai cités.”

Mollah Fethullah lui fit passer un examen auquel assista son propre maitre qui par la suite commenca a prendre des cours aupres Said.

Puis Mollah Fethullah dit :” Vous avez une intelligence extraordinnaire. Mais comment est votre memoire? Pouvez vous apprendre par coeur, en ne lisant que deux fois, quelques lignes du Maqâmat al Harîrî” et il lui tendit le livre.

Said lut une fois une page et la récita par coeur sur le moment.

Mollah Fethullah ajouta : “ La memoire et l’intelligence ne se regroupent pas dans une personne a un tel degres”.

Il fit son eloge aupres des savants de Siirt. Mollah Fethullah compara ce jeune génie a Badi-uz-zaman Al Hamdânî.

Pour le premiere fois il commenca a correspondre avec le jeune Said.

Badi-uz-zaman racontait cet evenement dans une lettre d’Emirdag qu’il a ecrit en 1947 : “ Notre frere Mosieur Refet me demanda des renseignements sur le devoir et les ecrits de Badi-uz-zaman Al Hamdânî du troisieme siecle. Je sais seulement de ce personnage qu’il possedait une intelligence et une memoire importantes. Cinquante cinq ans auparavant, Mollah Fethullah en comparant le premier Said, lui donne son nom”.

Apres cela, Said partit au bourg de Tillo qui fait partie de Siirt. Il resta seul pendant un certain temps sur une colline pres de Tillo. Durant cette periode il memorisa jusqu’au chapitre Sin d’l Qâmûs al Oqiânûs.

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